Une journaliste consciencieuse lynchée par les médias français aux ordres

Dans les «démocraties» occidentales, quand un journaliste nage à contre-courant de la ligne politique dictée par le pouvoir et l’influent lobby sioniste, il est lynché, discrédité et accusé de complotisme. C’est ce qui arrive à la reporter Anne-Laure Bonnel qui ose montrer à ses concitoyens des vérités qui fâchent. Celle qui travaille «sans filtre, sans Photoshop, sans recadrage» essuie des tirs de la part de ses propres confrères dont elle dénonce la partialité et le manque d’éthique dans la couverture des événements qui ont cours en Ukraine.

Accusée d’appartenir au Rassemblement national de Marine Le Pen pour la discréditer, la documentariste répond qu’elle n’appartient à aucun parti. «Car je n’ai aucune confiance en la politique», cingle-t-elle, avant de ridiculiser ceux qui l’accusent d’être anti-vaccin. «Comment ai-je pu prendre l’avion alors ?» ironise-t-elle, avant de dénoncer la censure de son film sur le Donbass par Amnesty International qui l’a effacé de ses fichiers. «Mais sur le site de cette ONG, on ne voit que des images sur l’Ukraine, côté Kiev. Ils auraient peut-être pu, pour équilibrer, faire une contextualisation et rappeler ce qui s’était passé en 2014 et 2015 et les bombardements que j’ai prouvés en montrant des vidéos», a-t-elle signalé.

La journaliste a décidé de déposer plainte contre Libération, «qui refuse d’admettre qu’il y a diffamation», en mettant en doute son travail sur le terrain dans le Donbass où elle a filmé les massacres et les crimes de guerre commis par l’armée ukrainienne. «Reconnaissez que vous n’avez pas fait votre travail !» «Comment osez vous ne même pas me répondre ?» «Comment une chose pareille est-elle possible ?» «Si vous voulez la neutralité, ne désinformez pas !» demande-t-elle en s’adressant à la rédaction du journal proche du Parti socialiste et dont aucun responsable ne répond à ses appels insistants. Elle interroge : «Vous cherchez le scoop, et en plus vous me l’écrivez ?» interroge-t-elle, sidérée par le cynisme des médias français. «L’article de Libération est indigne !» s’est-elle insurgée, avant de rappeler à ses confrères soumis au diktat de la poignée de gros bonnets qui ont fait main basse sur la presse en France les règles de déontologie inscrites dans de la Charte de Munich.

Parmi les dix devoirs que dicte le métier de journaliste énoncés par Anne-Laure Bonnel, il y a lieu de retenir le respect de la vérité «quelles qu’en puissent être les conséquences», la défense de la liberté de l’information, du commentaire et de la critique bafouée par le pouvoir français, la distinction entre le devoir d’informer et la propagande et le refus de toute pression en n’acceptant de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.

Aucune de ces recommandations n’est observée par les journalistes français dans le traitement de la guerre en Ukraine.

Karim M.

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