Il est plus facile de déclarer la guerre à Liverpool qu’à Saint-Denis…

Incidents au Stade de France : non, Gérald Darmanin ce n’était pas les Anglais ! On peut mettre la poussière sous le tapis mais elle reste la poussière.

Tout au long de l’Histoire, les Anglais nous ont fait du mal. La guerre de 100 ans, Jeanne d’Arc au bûcher, Napoléon à Sainte-Hélène, Fachoda, Mers El Kebir… Et ces méchants Rosbifs continuent, si l’on en croit le ministre de l’Intérieur.

Des incidents violents ont éclaté aux abords du Stade de France lors de la finale Liverpool/Real Madrid. Émeutes, des milliers de spectateurs munis de faux billets, grenades lacrymogènes. Et aussitôt Gérald Darmanin a mis en cause les supporters de Liverpool.

Soit il a parlé trop vite, soit une autre hypothèse bien moins reluisante peut être envisagée. Des policiers de Liverpool étaient présents au stade pour cette finale. Ils ont témoigné de « l’attitude exemplaire » des supporters de leur ville. Mais comme ils sont anglais, certains pourraient mettre en doute leur impartialité.

Reportons-nous alors au récit des envoyés spéciaux du Figaro et aux témoignages de nombreux spectateurs. Ils sont sans équivoque. La foule, violente et bruyante, était composée de « jeunes venus des quartiers de la banlieue parisienne », écrit le journal.

Les spectateurs abondent dans le même sens : « parmi ceux qui escaladaient les grilles, aucun ne parlait anglais ».

Ils parlaient à l’évidence une autre langue : le wesh – wesh. Mais ça, Darmanin s’interdit de le dire pour ne pas stigmatiser une population qui est déjà très présente dans l’actualité. Pour mémoire, et pour que tout soit clair, le Stade de France est situé dans le 93. Et pour l’essentiel, la responsabilité de la police est fortement engagée. La philosophie de la police, telle que la pratique le préfet Lallement, a fait ses preuves, malheureuses, contre les Gilets jaunes. Mais, revenons à Darmanin, elle est tout à fait inadaptée contre les voyous des stades.

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