« J’habite rue Georges Clemenceau »… « avec un C ? » demande la caissière

Je me trouvais ce matin à Darty pour acheter quelques gadgets faisant office de cadeaux de Noël…

J’approchais peu à peu de la caisse en écoutant les jeunes recrues du week-end, contrats étudiants bien souvent, à leurs cancans sur telle ou telle de leurs connaissances. J’avais bien compris que ça ne volait pas haut, même si j’ai horreur de partir du principe que parce qu’on est caissier, on est idiot. Beaucoup de gens font des petits boulots pour tenter de survivre et c’est tout à leur honneur.

J’arrive donc comme souvent avec le sourire et la gentillesse en option – denrée rare et gratuite – et je suis mollement reçu par l’une des cancanières équipée de la machine à scanner les articles.

Elle ne me trouve pas dans le fichier clients et me demande donc de renseigner mon identité et mon adresse.

Surprise lorsque j’énonce que j’habite rue Georges Clemenceau – ce dont je suis très fier ! Cela m’aurait fait suer d’acheter une maison place du 19 mars 1962 par exemple…

La donzelle me demande : « avec un C » ?

Estomaqué, je ne peux cacher ma surprise et bredouille un « o..u..i » ! Estomaqué par la question. Cette jeune sotte ne savait donc pas écrire Georges Clemenceau.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Clemenceau

Je me souviens de ma leçon d’histoire où le professeur insistait sur le fait que le premier E n’était pas accentué… Je n’ai jamais compris pourquoi mais je fais bien attention à ne jamais écrire « Georges Clémenceau » et d’ailleurs, le correcteur d’orthographe de Résistance républicaine identifie une faute  si on accentue.

Sur la plupart des courriers que je reçois, le nom de l’éminent homme d’Etat est accentué. Mais qu’on se demande s’il faut écrire Clémensseau, Clémençot, ou Qlémenceau ou encore Klémenssot m’a troué le derrière !

Instinctivement, j’ai eu envie de répondre à cette jeune cancanière « avec un C comme Conne » mais je me suis dit que j’aurais des problèmes dans le climat de bien-pensance actuelle…

J’aurais pu aussi lui dire que c’est grâce à lui qu’elle ne fait pas de journée de 10 heures et qu’elle peut sortir en boîte ce samedi soir plutôt que lire un manuel d’histoire de France et rentrer bourrée dimanche matin sans être obligée d’aller à la messe dans la foulée.

Enfin cette bourrique, certainement électrice d’Emmanuel Macron, m’aura fait une nouvelle fois prendre conscience de ce sentiment d’étrangeté, de vivre dans un pays qui n’est plus la France.

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