Si les banlieues s’embrasent, l’armée parviendra-t-elle à les pacifier ?

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A-t-on les moyens d’affronter victorieusement une guerre civile ?

Telle est en fait la question que se posait Christian de Moliner, auteur de « La guerre de France » en 2018.

Il ne s’agit pas de jouer la carte du sensationnel mais de rester lucide face à une menace potentielle.

Le spectre d’une guerre civile plane depuis longtemps sur notre pays, menacé d’un embrasement généralisé par une immigration totalement incontrôlée et de moins en moins intégrée. Une guerre interconfessionnelle que les élites dirigeantes refusent de considérer, alors que les personnages les mieux renseignés du pays l’ont ouvertement évoquée.

https://www.breizh-info.com/2020/12/01/154831/si-les-banlieues-sembrasaient-larmee-parviendrait-elle-a-les-pacifier/

Face à cette tragédie de plus en plus crédible, l’immense majorité des citoyens reste inconsciente du danger, bercée dans le confort de la société de consommation et anesthésiée par le discours bien-pensant de la diversité heureuse.

Et chez les élites, ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont régulièrement diabolisés par les ayatollahs de la mondialisation, qui nient sciemment la réalité de la menace.

Même Emmanuel Macron préfère taire le sujet, avouant pitoyablement à Eric Zemmour :

« Si je parle comme vous, c’est la guerre civile. » Terrible aveu de soumission aux événements sans la moindre volonté de les affronter, sans la moindre volonté de sauver le pays de la tragédie ! Voilà le genre de dirigeants que nous avons depuis des décennies. Des lâches incapables de protéger la nation.

Le sage Boualem Sansal écrivait en 2020, après la décapitation de Samuel Paty :

« Tout cela montre que la France ne comprend toujours pas la réalité à laquelle elle est confrontée. Elle se croit frappée par des terroristes, des jeunes fichés S ou non, alors qu’elle subit une guérilla qui peu à peu prend son élan pour un jour atteindre les dimensions d’une guerre totale, comme beaucoup de pays l’ont vécue et la vivent encore à des degrés divers (Algérie, Mali, Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Somalie). »

La France connait une guerre civile à bas bruit, dit Jean-Pierre Chevènement.

Et en 2018, Gérard Collomb, parfaitement renseigné sur la situation explosive des banlieues, avouait :

« Aujourd’hui, nous vivons côte-à-côte. Je crains que demain nous vivions face-à-face. »

Par conséquent, si cette guerre civile éclate, serons-nous capable d’y faire face et de rétablir l’ordre républicain sur tout le territoire ? La question reste posée.

On se souvient qu’Eric Zemmour avait évoqué un « Plan Ronces », que nos armées auraient élaboré en s’inspirant de l’expérience israélienne de la guérilla urbaine, afin de reconquérir les banlieues entrées en insurrection.

Que les armées aient opposé un démenti pour ne pas attiser les braises n’étonnera personne. Mais il va de soi que nos unités de l’armée de Terre sont formées à la guérilla urbaine. Le contraire serait irresponsable.

Comme l’a dit Christian de Moliner, la probabilité d’une guerre civile est éminemment plus grande qu’une guerre entre Etats. Les émeutes de 2005 furent un avant goût d’une insurrection généralisée des 150 ou 200 territoires qui sont en perpétuelle ébullition à travers le pays.

La police serait dans l’impossibilité de rétablir l’ordre. Une émission de France 2 avait été annulée à Grigny 91, parce que les forces de l’ordre n’étaient pas en mesure d’assurer la sécurité des journalistes ! Et ça se passe en France, pas au Liban, ni au Mali, ni en Afghanistan, ni en Irak ! Nos policiers et gendarmes sont devenus impuissants, totalement paralysés et désarmés par un pouvoir poltron tétanisé par la peur des émeutes.

Un renoncement permanent qui sème les germes de cette guerre civile que le gouvernement veut éviter à tout prix. C’est reculer pour mieux sauter.

Il faudrait donc recourir à l’armée pour pacifier les banlieues entrées en rébellion.

Mais la France ne possède que quelques unités de combat, après des décennies de réductions d’effectifs et de coups de sabre dans le budget de la Défense. Voilà 40 ans que l’on  « récupère les dividendes de la paix ».

Le budget est passé de 6% du PIB en 1960 à 1,6% en 2021. Il est tombé de 150 milliards à 40 milliards, en euros constants. C’est une armée squelettique qui devra se lancer à la reconquête des banlieues. Si on aligne 70 000 combattants, ce sera un exploit. On a déjà bien du mal à tenir sur la durée pour mener une opération Barkhane qui monopolise seulement 5000 soldats. Nous sommes incapables de supporter un conflit de grande intensité.

Comme le dit Christian de Moliner, en Algérie, nous avons aligné 1 million de soldats dans un pays de 10 millions d’habitants à l’époque. Notre armée de métier est à bout de souffle.

Sans oublier que nous avons 20% de soldats musulmans, dont la fiabilité et la fidélité ne sont pas garanties. Certains ont refusé de partir en Afghanistan combattre leurs « frères musulmans ».

Ce qui n’empêche pas les sunnites et les chiites de s’entretuer depuis 14 siècles, mais passons…

Et souvenez-vous de la mutinerie d’une soixantaine de marins musulmans sur le Foch en 1999. Certaines personnalités ont démenti, d’autres ont confirmé la véracité des faits.

Et de nombreux actes d’insoumission et de désertion ont été signalés dans les armées au temps de la conscription. Un problème majeur qui n’est pas étranger à la professionnalisation des armées voulue par Chirac.

https://www.bvoltaire.fr/islam-porte-avion-charles-de-gaulle/

Il est donc probable qu’en cas d’insurrection des banlieues, certains soldats musulmans refuseront de combattre ou rejoindront les insurgés.

J’ajoute que de nombreux combattants musulmans étrangers tenteront de venir prêter main forte à leurs frères contre les « mécréants ». Tel fut le cas en Tchétchénie lors de la guerre contre les soldats russes.

Christian de Moliner est catégorique. Nous n’avons pas notre « Garde nationale » à l’américaine.

« Nous sommes démunis et si une déflagration éclatait nous devrions faire face avec des moyens squelettiques. Regardons la vérité en face : nous n’avons pas pour le moment les moyens de gagner la guerre de France. »

Devant une telle affirmation, on aimerait avoir l’avis de militaires de haut rang, au fait de la situation.

Mais quand l’armée aura reconquis certains quartiers qu’il faudra occuper durablement, elle devra faire face à une guérilla permanente. Le tout avec des effectifs squelettiques.

« Des poches d’insoumission parsèmeront notre territoire, tandis qu’attentats et meurtres au couteau seront quotidiens dans tout le pays », ajoute de Moliner.

Bombes dans les cinémas et les restaurants seront au menu. Un remake de la bataille d’Alger disait Zemmour, mais sur notre sol. Ce n’est pas exactement ce que prévoyait la « mondialisation heureuse »…

Mais quand un pays est dirigé par des ânes inconscients depuis 40 ans, le pire devient possible. Ils n’ont jamais voulu admettre que les cultures ne se mélangent pas, et l’islam encore moins que les autres.

Un équilibre s’instaurera, avec une partition de certains quartiers, des enclaves où ni la police ni l’armée n’entreront. Les islamistes et les caïds y imposeront leur loi, comme c’est déjà le cas.

Des havres de paix et de sécurité se créeront, comme on le voit en Afrique du Sud depuis l’explosion de la violence. En fait, on assistera à une libanisation du pays, avec des no man’s lands abandonnés par la République.

La partition dont parlait Hollande sera devenue réalité.

Mais cédons la parole à Christian de Moliner :

« Je laisse les lecteurs estimer s’il s’agit d’une bonne chose ou d’une abomination raciste et réactionnaire, mais on ne pourra pas toujours ignorer le désir d’une partie des Français ordinaires de vivre dans des zones où leurs valeurs (qui sont basées sur la liberté et l’égalité devant la loi) s’appliqueront. Certains de nos compatriotes sont en effet fatigués d’être continuellement traités de racistes alors qu’ils ne le sont pas, ils ne supportent plus d’être sommés de s’excuser pour des crimes commis par 0,02 % de leurs ancêtres, alors que ceux qui les accusent ont parfois des aïeux esclavagistes. »

« On ignore si le Pouvoir actuel a conscience de la gravité de la situation ou s’il laisse aux seuls militaires le soin de dresser des plans, mais avec le naufrage économique qui nous attend il s’agit du plus grave problème que rencontre la France de 2020. »

Non, les dirigeants n’ont pas conscience de la gravité de la situation. Quand on voit le comportement misérable de Macron à Saint-Martin, on comprend qu’il n’a rien du chef de guerre lucide et responsable. N’est pas de Gaulle qui veut. Le seul qui puisse nous éviter un conflit interconfessionnel sanglant, c’est Eric Zemmour.

Les autres sont de sinistres pantins.

Certains verront dans cet article un fantasme d’extrême droite, un pur délire de « facho », comme on l’entend pour le Grand Remplacement ou l’insécurité. Je les invite à réécouter la tribune des généraux parue il y a quelques mois, lesquels dénonçaient le risque bien réel d’une guerre civile. Un risque aussitôt mis sous le tapis par Macron.

A ce jour, c’est encore la politique de l’autruche qui prévaut. Continuons donc à danser sur le volcan en ébullition, en attendant la déflagration dans l’insouciance la plus totale.

Le fracas des kalachnikovs mettra tout le monde d’accord…

Jacques Guillemain

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